La Genèse de la Ville des Lumières Oubliées

La Genèse de la Ville des Lumières Oubliées

Cette ville vivait de manière latente dans l'atelier depuis l'été précédent. Une idée obsédante, nourrie par l'accumulation de croquis, de plans et de recherches architecturales, jusqu'au moment où la simple projection mentale ne suffit plus. Pour que la vision prenne toute son ampleur, il devenait nécessaire de lui donner une présence physique.

Passer de l'esquisse à la matière brute est l'étape où l'univers acquiert sa gravité. Pour que le récit de cette nouvelle saison gagne en crédibilité, la cité devait posséder une texture, un volume et une enveloppe capable d'accrocher la lumière du plateau.

Huit jours de fabrication scénographique

Le chantier s'est ouvert à partir d'un ensemble de cartons accumulés, de bois de balsa et de plaques de carton-plume. En huit jours d'assemblage intensif, les structures de ce refuge destiné aux âmes créatives délaissées ont pris forme pour devenir la Ville des Lumières Oubliées.

Heure après heure, la matière inerte a commencé à structurer l'espace. Mais l'édification des volumes ne constitue que la première étape : la structure reste incomplète tant qu'elle n'a pas reçu l'empreinte du temps, les patines et les altérations qui lui conféreront son identité visuelle.

La première strate d'un processus global

Ce travail de construction représente la toute première strate du chantier. L'étape suivante consistera à habiller la maquette, à orienter les gestes de l'équipe et à appliquer le travail de salissure et de vieillissement indispensable pour que le décor raconte une histoire avant même l'arrivée des personnages.

Florian Sanna (Abuz One)

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